Il y a au moins un pays qui ne s'y trompe pas, c'est Israël, dont le gouvernement et la presse, pour une fois unanimes, ne consacrent au non-évènement de l'élection présidentielle iranienne qu'un commentaire laconique : "nous jugerons su...
Il y a au moins un pays qui ne s'y trompe pas, c'est Israël, dont le gouvernement et la presse, pour une fois unanimes, ne consacrent au non-évènement de l'élection présidentielle iranienne qu'un commentaire laconique : "nous jugerons sur pièces". C'est bien le plus que l'on puisse faire, quand l'évidence s'impose de la mascarade du scrutin et de l'inanité du résultat.Le scrutin d'abord : après l'épuration de la liste des candidats, allant jusqu'à celle d'un ancien Président de la "République islamique", par ailleurs objet d'un mandat d'arrêt international délivré par Interpol, après la réduction à quatre du chiffre des "nominés", dont aucun ne s'inscrivait dans la "ligne" du Président sortant, Mahmoud Ahmadinejad, après la qualification absurde des impétrants entre conservateurs "durs" et "modérés", alors que tous sont issus du même moule khoneiniste et que leurs titres à la rigueur inflexible du régime sont équivalents, après tous ces avatars d'une élection ordinaire en dictature, sont intervenues des manipulations révélatrices de l'état de décomposition de la thèocratie.More...